Eglise Notre Dame de l'Assomption de Péchabou



« Pechabou, terre entre plaine et coteaux, terre tranchée par le double sillon du canal et de la nationale qui suit le tracé indiqué par l’Hers-Mort, compte aujourd’hui environ 1500 habitants. Bien avant d’être une commune, Pechabou fut une paroisse.

 

 

Dans la deuxième partie du XIXe siècle, l’église se trouvait en triste état. Commença alors un feuilleton à rebondissements qui s’étala sur près de quarante ans. Un siècle après, Pechabou accueillit l’évêque Monseigneur Garrone, à l’occasion d’une cérémonie organisée pour le retour des retables qui venaient d’être restaurés par les Beaux-Arts.

Pendant vingt longues années le clocher a été muet. En effet, les cloches se sont tues un jour de 1978, orphelines de leur carillonneur et n’ont été remises en service qu’en mai 1998.

En 2001, l’église a connu un nouveau chantier. La façade a été entièrement restaurée. La croix d’origine a rejoint le sommet du clocher dont elle avait été descendue depuis 1943.

 

 

Actuellement on peut admirer dans le chœur de l’église trois vitraux aux couleurs magnifiques, réalisés par un maître-verrier de Toulouse, Antonin Doumerg. Celui du centre est dédié à Notre-Dame de l’Assomption, patronne de la paroisse. Les deux autres vitraux représentent le Sacré Cœur (à droite) et sainte Germaine de Pibrac (à gauche).

 

On peut également admirer deux statues grandeur nature en bois doré :

     - Saint Joseph et l’Enfant Jésus, statue et son retable, bois sculpté doré et polychrome (XVIIe)

     - Saint Anne et la Vierge, groupe et son retable, bois sculpté peint et doré (XVIIe).

Le blason qui surplombe ces éléments pourrait être, selon la commission d’art sacré du diocèse de Toulouse, celui d’un pape d’Avignon, Innocent VI (1352-1362).

On voit également dans le chœur une statue de pierre qui date du XIIe ou XIIIe siècle.

Sur le mur qui fait face à l’entrée de l’église, une plaque de marbre porte le nom des hommes morts au champ d’honneur. Il n’y a jamais eu de monument aux morts à Pechabou, mais les villageois de l’époque d’après guerre, désireux de rendre un hommage posthume à ceux qui se sont battus pour leur pays, se sont cotisés pour faire graver cette plaque. »

 

D’après le livre « Pechabou entre hier… et demain » de Marie-Odile Flambard

 

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