Animateur d'assemblée

 

« Animer la messe ?  » ou quelle place pour l’animateur ?

 Nous portons en nous l’image véhiculée par les médias, notamment par la télévision, où l’animateur est une vedette. Rien de tel en liturgie. Le véritable animateur de toute célébration est l’Esprit Saint car, dit Saint Paul « nul ne peut dire Jésus est le Seigneur si ce n’est par l’Esprit Saint  »  (1 Co 12, 3). C’est Lui qui agit au cœur de l’assemblée et au cœur de chacun, par la liturgie qui n’est autre que ce dialogue entre Dieu et son peuple.

 Il ne s’agit pas, en rigueur de termes, d’animer la messe comme si celle-ci était sans âme. Pour cette raison, on préfèrera le mot chantre à celui d’animateur. Il s’agit en fait de se mettre au service de ce dialogue, pour vivre en vérité l’Alliance entre Dieu et les hommes. Cette Alliance va se dire par des gestes, des mots, des chants, des silences, un espace signifiant…

 En fait, il s’agit d’harmoniser et d’aider à vivre en vérité ce qui est chanté, ce qui est entendu, ce qui est vécu. Le rôle du chantre consiste à se mettre au service de l’assemblée par le chant. Il l’aide et soutient son chant lorsque celui-ci est encore balbutiant, mais il se fait plus discret quand l’assemblée le connaît bien, sans le couvrir de sa voix au micro.

 Comme tout service en Eglise, la fonction de chantre demande un savoir-faire et un savoir-être :

 - Un savoir-faire, car il faut un minimum de connaissances musicales et vocales pour servir le chant de l’assemblée, tout en sachant se situer à sa juste place dans l’action liturgique.

 - Un savoir-être, car ce service demande à être exercé avec une certaine réserve pour que la liturgie reste centrée sur Dieu. Il devra être vécu par le chantre avec intériorité, voire un certain effacement, car ce qui est premier, c’est la rencontre avec le Seigneur. Le chantre lui-même vivra cette rencontre dans le service accompli.


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