Lecteurs


Au cours de la messe sont proclamés des textes issus de la Bible   (Ancien et Nouveau Testaments) qui sont le signe vivant de la Parole de Dieu présente au monde d’aujourd’hui. D’abord rassemblés autour de cette Table de la Parole, nous sommes conviés ensuite à la Table Eucharistique

  Si l’un d’entre nous est appelé à dire publiquement cette Parole, il est essentiel qu’il se pose régulièrement quelques questions : « Ai-je été entendu ? La Parole a-t-elle été comprise ? Que faire pour qu’elle soit lieu de rencontre avec le Christ et qu’elle touche les cœurs ? »

 D’abord il est essentiel de bien comprendre le texte, le lien qui l’unit aux autres textes. Puis de repérer les phrases importantes. Il faut ensuite trouver le bon rythme, de telle façon que les paroles dites puissent atteindre les oreilles, surtout celles du cœur. Il est important de lier les corps de phrase qui font sens, de faire en sorte que la pensée précède la Parole. Et puis trouver le ton juste, de telle façon que la Parole soit première. Cela peut s’apprendre…

  « Louange à Toi, Seigneur Jésus », c’est ce que dit l’assemblée après l’acclamation de l’Evangile. Le Christ se rend présent à nous dans la proclamation de la Parole : « Il est là présent dans sa parole, car c’est Lui qui parle tandis que l’on lit dans l’assemblée les Saintes Ecritures » (Concile Vatican II).

« Plus l’attitude intérieure vis-à-vis du texte sera dépouillée, humble, objective, plus la lecture sera adéquate…Une règle à observer pour bien lire un texte biblique, c’est de ne jamais s’identifier avec le « je » qui s’y exprime. Ce n’est pas moi qui m’irrite, qui console, qui exhorte, mais Dieu. Certes, il n’en résultera pas que je lirai le texte en prenant un ton monocorde et indifférent : au contraire, je le ferai en étant moi-même intérieurement engagé et interpellé. » (Dietrich Bonhöffer, De la vie communautaire)

Apprendre à dire la Bonne Nouvelle pour qu’elle nourrisse la vie de chacun, ne serait-ce pas un service missionnaire ?

 

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